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Un migrant retrouvé mort sur une plage du Pas-de-Calais : la mer, une nouvelle fois témoin du drame des traversées

  • estrellialeroyyyy
  • 19 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Dimanche matin, sur la plage de Saint-Étienne-au-Mont, au sud de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), les promeneurs ont découvert le corps d’un jeune homme rejeté par la mer. Aucun papier, ni effet personnel n’ont été retrouvé sur lui. Une seule certitude pour les autorités : il avait probablement tenté, comme tant d’autres avant lui, de rejoindre l’Angleterre à bord d’une embarcation de fortune dans la nuit de samedi à dimanche.



Wide angle view of a serene mountain landscape
© AFP Images, 2025

Dans un communiqué, la préfecture du Pas-de-Calais a confirmé qu’« il s’agit très

probablement d’un migrant ayant tenté la traversée vers la Grande-Bretagne ». Une

enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du décès, ainsi qu’un éventuel lien avec une opération de secours survenue un peu plus au nord, à Equihen-Plage. Ce matin-là, une cinquantaine de migrants n’ayant pas pu pendre le large ont été secourus. Parmi eux, une femme de 49 ans en hypothermie a été hospitalisée, selon la sous-préfète de Montreuil-sur-Mer, Isabelle Fradin-Thirode. Ce nouveau drame porte à au moins vingt-sept le nombre de morts recensés depuis le début de l’année lors de tentatives de traversée de la Manche, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Vendredi déjà, deux femmes somaliennes avaient perdu la vie dans la nuit, près de Boulogne-sur-Mer. Samedi matin, un autre corps avait été repêché à Gravelines, dans le Nord.


Le danger et les raisons de ces traversées dangereuses


Chaque année, des milliers de migrants tentent de rejoindre les côtes britanniques, fuyant la guerre, la pauvreté ou la répression. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la plupart des migrants qui tentent ces traversées viennent de pays à indice de développement humain faible ou moyen, souvent marqués par les conflits, les catastrophes naturelles ou l’absence de perspectives économiques. Ces personnes ne fuient pas seulement leur pays en guerre, elles se trouvent parfois dans l’impossibilité de vivre dignement : sécheresses qui ruinent les récoltes, régimes autoritaires, effondrement des systèmes éducatifs ou de santé. L’OIM souligne que ces migrations s’inscrivent dans une dynamique globale d’inégalités croissantes : les habitants des pays pauvres disposent de moins de voies légales pour se déplacer que ceux des pays développés, ce qui alimente la migration irrégulière et la dépendance aux passeurs.


Les traversées se font sur des bateaux pneumatiques de fortunes, mesurant à peine quelques mètres, surnommés « small boats ». Ces embarcations fragiles et, pour la plus part, surchargés, ils partent à la faveur du vent et de la marée. Ce week-end encore, quatorze départs ont nécessité l’intervention des secours, selon la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord. Rien que dans le Pas-de-Calais, 223 migrants ont été secourus depuis samedi matin, a précisé la préfecture du département.


Malgré le renforcement des dispositifs de surveillance, appuyé par un financement

britannique conséquent, les traversées ne faiblissent pas. Bien au contraire : plus de 32

000 personnes ont atteint les côtes anglaises depuis janvier. Derrières ces tentatives de

migrations, au-delà des chiffres, il ne faut pas oublier que ce sont des humains avec

une réelle identité et qu’ils ne sont pas uniquement un simple fait divers de plus dans

les colonnes d’un journal.



 
 
 

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